Thérapeute conjugal et coaching sentimental - Le Cellier - Nantes

COVID : Libre comme l’air… tout un archétype - Partie 13

Masque imposé, distanciation sociale,
Comprendre les enjeux psychologiques et la symbolique pour arrêter de se voiler la face.

COVID : LIBRE COMME L'AIR...TOUT UN ARCHÉTYPE - PARTIE 13​

Ce fameux masque, ce n’est pas rien ! C’est en réalité tout un symbole de rétention et de musèlement. On sait que le visage représente notre identité unique. Porter un masque sur le visage nous rend tous quasiment identiques visuellement. Il nous dépersonnalise.

La bouche quant à elle représente l’expression, la communication. Avoir un masque sur la bouche contribue au sentiment de devoir la fermer. Il y a tout l’aspect psychologique dont quasiment personne ne parle. Pourtant sortir de chez soi avec un masque sur la face c’est loin d’être neutre.

Je rappelle au passage que le rôle du gouvernement est de diriger le pays, pas les gens. La nuance est de taille ! Alors de quel droit imposer le port du masque à toute la population sans que celle-ci soit consultée? Chacun ne peut-il pas faire ce qu’il veut de son corps dès lors qu’il n’impacte pas autrui? De toute évidence, non.

Je ne me perçois pas comme une menace pour autrui lorsque je ne porte pas de masque. Je respecte les choix de chacun et je m’attends à ce que la réciproque soit là. Si une personne se sent vulnérable, il en va de sa responsabilité d’évaluer le danger potentiel pour elle-même et de poser les actes adaptés à ses besoins. Elle peut me signifier de ne pas m’approcher ou encore qu’elle souhaite que je ne la touche pas. Et si vraiment elle craint énormément le virus parce que sa santé est fragile alors à elle de prendre individuellement des mesures plus radicales comme toute personne en mauvaise santé le fait depuis toujours.

Pour ma part je suis asthmatique. J’assume cela sans imposer cette faiblesse physiologique aux autres. Par exemple mon voisin pomiculteur bombarde plusieurs fois par an ses vergers de substances toxiques. Ce qui met mes poumons à mal, ceux des autres aussi d’ailleurs mais là n’est pas la question. Et bien lorsque mon voisin pulvérise ce produit chimique je considère que c’est à moi de m’adapter en m’éloignant ou en me calfeutrant. J’estime qu’il en va de ma seule responsabilité de faire ce qu’il faut afin de ne pas me mettre en danger vis-à-vis de mon asthme.

Ce qui ne m’empêche nullement de solliciter au besoin de l’aide et de la compassion sans pour autant que cela passe par une norme imposée à tous.  Par exemple dans ce cas-ci j’ai demandé à mon voisin  de m’informer avant chaque pulvérisation afin que je puisse veiller à fermer les ouvertures de la maison.

Par ailleurs, quand on sait qu’il y a environ 4 millions de personnes touchées par l’asthme en France qui respirent nettement mieux sans un masque en tissu il y a de quoi se demander où se situent les limites qui permettraient  à chacun de prendre soin de soi selon ses besoins prioritaires.

L’un des droits le plus élémentaire qui concerne l’être humain à savoir être le seul maître de son corps est bafoué puisque chacun n’est pas libre de faire selon ses priorités. Un droit pour lequel nos ancêtres se sont durement battus, je crois qu’il est bon de le rappeler.

Du point de vue de l’éthique, personne ne devrait se permettre d’imposer à une autre personne de porter un objet, d’inoculer un produit ou une substance, de se laisser toucher par autrui ou par un objet quel qu’il soit pour quelque prétexte qui soit.
Ceci est une règle universelle de respect et d’intégrité physique et morale.

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