Conseil psychologique et conjugal - en couple et en individuel, pour adultes et adolescents - Oradour sur Vayres, Limoges, st Junien, Périgueux Une aide en communication holistique basée sur la psychologie intégrative, humaniste, transpersonnelle et comportementale
Comprendre - Améliorer - Guérir sa relation à soi,
sa relation à l’autre, sa relation avec les autres

Les jeux de pouvoirs

Dans l’Amour vrai et partagé, il n’y a jamais d’abus de pouvoir, même pas inconsciemment. Il y a un profond respect dû à l’authentique  désir que chacun  soit solidaire de l’autre sans  pour autant chercher à le sauver.

Des jeux relationnels sans  règles précises

    A l’opposé de la relation saine authentique et constructive, les jeux de pouvoirs créent des relations de de dépendance, de domination et de manipulation.

Ils sont couramment répandus dans les relations humaines. Nous y participons tous au quotidien la plupart du temps sans même nous en rendre compte donc sans nécessairement   volonté de nuire. Dans ces jeux, il existe des variantes considérables. Dans certains cas, ils peuvent causer énormément de dégâts et de souffrance allant jusqu’à mettre à mal une relation entre deux personnes qui s’aiment et qui cherchent pourtant véritablement à s’entendre.

Quelques soient les formes que prennent les jeux de pouvoirs ils reposent systématiquement sur la dynamique triangulaire victime, persécuteur, sauveur. Sur un mode quasi automatiques les protagonistes reproduisent des habitudes de langages et comportementales immatures apprises mécaniquement pendant l’enfance. Chacun use de stratagèmes sans nécessairement réaliser qu’il s’agit de stratagèmes puisque le mode de communication est à priori validé comme normal par l’entourage qui semble s’en accommoder ou bien qui a appris à jongler avec.  Que ce soit dans la manière d’obtenir quelque chose, de se faire aimer davantage ou  de se soustraire d’une responsabilité nous essayons tant bien que mal de défendre nos intérêts et de tirer notre épingle du jeu quitte à ce que ce soit aux dépens d’une autre personne.

Dans un monde où les règles du jeu sont la plupart du temps implicites, où l’application des valeurs et de la moralité sont variables d’une personne à une autre, il peut sembler à priori être de bonne guerre d’utiliser des subterfuges plus ou moins admissibles et ce même dans les  relations les plus intimes, là où justement la confiance, la solidarité et le respect devraient prédominer à la stratégie, à la rivalité et à la force.

Une relation basée sur une communication tant étique qu’équitable, tant authentique que vraie n’a nullement besoin d’instaurer des jeux de pouvoirs dans lesquels de toute façon il  n’y a ni gagnant ni perdant.


Qui dit jeux de pouvoirs dit manipulation

    Dans un jeu de pouvoirs psychologique il semble y avoir un gagnant et un perdant mais cela n’est qu’une illusion. En fait au bout du compte même celui qui semble le mieux tirer son épingle du jeu est perdant car un jeu de pouvoirs engendre toujours des sentiments négatifs. Aussi celui des deux qui dans l’échange est le plus déçu va peut-être ravaler son frein néanmoins il arrivera  un temps où la rancune sera telle qu’il cherchera à rétablir l’équilibre selon son propre prisme. Chercher l’équilibre dans le déséquilibre ne  mène à rien de bon. Aussi, le jeu de pouvoirs ira de mal en pire jusqu’à générer un conflit, une crise ou une séparation ou si par une volonté consciente les deux personnes décident d’instaurer un mode relationnel plus responsable alors le jeu de pouvoir pourra cesser. 

Les jeux de pouvoirs ou jeux psychologiques sont un mode relationnel qui repose sur une communication non congruente. La congruence consiste à dire ce que l’on pense  et à faire ce que l’on dit. Cela consiste également à être cohérent, clair, fiable, précis et respectueux de soi comme des autres. En somme, c’est le manque ou l’absence de congruence qui indique qu’il y a une forme de manipulation entre deux personnes soit dans un sens soit les deux. Quand il y a manipulation, il y a automatiquement jeux de pouvoirs (souvent dans une dynamique totalement involontaire et inconsciente).

Par exemple les phrases qui commencent par « tu aurais quand même pu… » ou « ne me dis pas que… », ou encore « J’espère que tu ne vas pas encore… » sont déjà des formes de manipulations dans le sens où ces formulations cherchent à piéger l’autre. Ce sont toutes ces petites phrases dans lesquelles l’on insinue, l’on suggère, l’on fait culpabiliser, l’on se victimise, l’on cherche à influencer ou à contrôler la pensé, la parole ou la décision d’autrui généralement à son propre avantage ou du moins selon ses certitudes et convictions.


Une rééducation  dans les habitudes de langage

    Cependant tout est communication. Il n’y a pas seulement les mots, il y a aussi la gestuelle posturale, les comportements et les agissements. Tout en nous communique même nos symptômes qui viennent dire ce que l’on a du mal à dire ou ce que l’on a du mal à admettre. Il est courant par exemple de considérer qu’une douleur aux genoux exprime une résistance à se plier (à accepter un ordre)  ou bien la sensation de devoir injustement se soumettre.

Nous nous sentons souvent empêchés de dire notre vérité intérieure  par peur des représailles, d’un rejet ou tout simplement par crainte de faire souffrir ou encore parce que notre éducation trop rigide nous en empêche moralement. Alors, soit que nous refoulons, soit que nous prenons sur nous en faisant un effort pour nous adapter ou soit que nous communiquons en usant de stratagèmes espérant ainsi faire passer le message  sans commettre trop de dégâts.

Cependant, en dépit du fait que les bénéfices immédiats qui en résultent peuvent entretenir l’illusion que le mode de communication est correct en réalité il n’en est rien. Un jeu psychologique est toujours néfaste. S’il permet d’obtenir plus facilement ce que l’on désire ou d’amener subtilement quelqu'un à coopérer  en vérité le manque de sincérité et de transparence qui les caractérisent finissent toujours par entacher la confiance et par causer des blessures émotionnelles.

Pour qu’une relation soit harmonieuse et pour se sentir aimé, il faut que les échanges se bâtissent sur une étique relationnelle. Il va donc falloir s’exercer puis s’habituer à se dire les choses sans chercher à tirer avantage. Cela demande de se rééduquer au niveau  des peurs et des croyances pour arriver à se faire suffisamment confiance, pour oser se dire les choses sans détours ou sans faux semblants ou encore pour trouver le courage de ne pas se cacher  l’un à l’autre des vérités dérangeantes, de ne pas faire l’économie de se dévoiler, de s’écouter avec patience sans intentions de jugements.

Par mesquinerie, lâcheté, manque de courage, paresse ou orgueil, il est plus commode de ruser pour éviter de se confronter au scenario que l’on s’est raconté dans sa tête.  Par manque de lucidité aussi, parfois, par manque de temps, d’énergie ou simplement par habitude nous instaurons des jeux psychologiques sans grande gravité mais dont notre interlocuteur n’est pas totalement dupe. Il va alors à son tour s’engouffrer dans le jeu en adoptant une réaction négative. Le triangle infernal  victime/sauveur/persécuteur entre en mouvement avec une alternance des rôles et des postures. Il ne faut pas croire que l’on se trouve toujours dans le même rôle car une personne victime ou sauveur est tout autant persécuteur à sa façon.