Thérapeute conjugal et coaching sentimental - Le Cellier - Nantes

Vous désirez prendre votre vie en main alors lâchez-prise!

On parle beaucoup du lâcher-prise, qu'est-ce que c'est au juste ?

Lâcher-prise, c’est lorsque nous cessons de tenter d’avoir une influence sur ce qui ne dépend pas de nous.

La première difficulté réside dans le fait d’arriver à faire la distinction entre ce qui dépend de soi de tout ce qui ne dépend pas de soi. Cela, afin de ne pas se noyer sous une charge de responsabilités inutiles sur lesquelles de toute façon nous n’avons que peu ou pas de pouvoir. S’acharner à vouloir changer ce qui n’est pas de notre ressort, revient à dépenser beaucoup de temps et d’énergie pour peu de résultats.

N’étant pas tout puissant, nous n’avons de toute manière pas la possibilité de tout maîtriser. Etant par nature des êtres incomplets et imparfaits en voie de développement,  nous sommes donc en permanence confrontés à nos limites et à nos imperfections. Malgré cet état de fait plutôt frustrant j’en conviens, la vie a au moins le mérite d’offrir à celles et ceux qui ont à cœur d’évoluer un terrain  propice aux prises de conscience nécessaires à  notre déploiement personnel et spirituel.

Dénués d’omnipotence, de fait nous sommes couramment confrontés à des situations desquelles nous n’avons aucune prise directe. Alors pour éviter des frustrations inutiles autant acquérir l’art du lâcher-prise. Apprenons à nous en remettre un tant soit peu à l’univers dans lequel nous baignons et auquel nous sommes constamment reliés par notre conscience supérieure (notre intuition). Nous pouvons être guidés et même nous faire aider par le monde de l’invisible si nous le voulons pourvu que nous n’y n’opposions pas de résistances. Cette façon de faire est beaucoup plus reposante que la pugnacité. Et surtout, retenez bien que l’obstacle majeur au soutien de l’univers c’est le contrôle mental.

Lâchez-prise, l’univers est avec vous

Nous sommes incarnés sur terre entre autres raisons afin  d’apprendre à aimer vraiment. Comme nous ne savons pas encore véritablement aimer nous rejetons une partie de nous-même, celle qui est encore imparfaite. Nous faisons aussi la même chose avec les autres. Et oui, nous n’étant pas encore des êtres achevés, nous n’avons pas d’autres choix que d’accepter ce fait. Mais accepter, ne signifie pas se résigner. Au fur et à mesure de nos nombreuses incarnations et des expériences qui en résultent, nous avons l’occasion d’évoluer et de développer  ces parties de nous-même qui sont encore endormies. L’échec fait donc intrinsèquement partie de toute existence réussie. Tant que nous ne serons pas totalement éveillés, nous devrons accepter de ne pas réussir tout tout le temps ; L’échec esta au service de notre apprentissage.

Nous sommes aussi incarnés ici-bas dans le but de développer notre libre arbitre. Ce n’est pas si facile d’arriver à  savoir si nos choix sont bons, si nos agissements sont conformes aux valeurs que l’on porte et si nos comportements sont justes. Mais à force de vivre moult expériences, notre discernement s’affine ainsi que notre aptitude à focaliser sur l’essentiel plutôt que sur des aspects de notre vie qui ne sont pas fondamentaux.

De toute manière,  l’univers met des balises sur notre route afin que nous puissions être éclairés. Ces balises peuvent avoir plusieurs formes : synchronicités, intuition, perceptions, émotions, sensations, intime conviction et même médiumnité pour certains.

Alors, lorsque nous voulons à tout prix que les choses se passent d’une manière et pas d’une autre comme si la façon envisagée par notre mental était la seule valable et que y renoncer est trop douloureux c’est qu’il y a un manque de confiance en soi et de foi en l’univers.  Personnellement, je pense que les deux sont liés, il est difficile d’avoir confiance en soi tant que l’on ne se sent pas relié à quelque chose de plus grand que soi.

Tant que nous sommes en apentis-sage sur terre, nous avons Indéniablement besoin d’aide, nous ne pouvons pas tout maitriser tout seul.  

Nous sommes créateurs de nos vies à condition de respecter les règles du jeu

Nous avons un pouvoir créateur, c’est indéniable mais celui-ci ne fonctionne harmonieusement qu’à la condition sine qua non de respecter les lois universelles. La toute première de ces lois, celle qui englobe toutes les autres, c’est la loi de l’Amour. L’amour est la plus grande force et le plus grand pouvoir qui soit. Nous pouvons donc en déduire, qu’un être qui incarnerait l’amour véritable dans toutes les parties de son être, plus rien ne lui résisterait. Il n’aurait même plus besoin de faire l’effort de lâcher-prise puisque l’amour lui ouvrirait le champ des possibles. Il pourrait créer tout ce qu’il voudrait. A notre mesure, nous créons nous aussi en permanence notre monde mais comme notre façon d’incarner l’amour est encore chaotique, notre réalité l’est également.

En somme, plus le cœur dirige notre vie et moins nous rencontrons de résistances. La vie devient fluide lorsque le coeur est le maître a bord. C’est facile à comprendre mais pas facile à appliquer dans la vie de tous les jours. Car lorsque nous voulons tant réussir, faire bonne impression, épater les autres, être aimés, appréciés, faire plaisir, se démarquer ou se sentir utile, lâcher-prise n’est vraiment pas ce que l’on a envie de faire. Eh bien, nous avons tort !

Par ailleurs, s’il était si simple d’aimer, nous ne serions probablement pas là sur terre à vivre toutes ces expériences dont certaines sont particulièrement éprouvantes. Et pourtant, nous en avons besoin de toutes ces situations complexes que la vie met en travers de notre route pour nous faire avancer. Car en dépit des apparences,  la vie veut notre bien, elle nous aime et pour cela elle est prête à tout pour nous faire réagir. Sans cela nous nous complairions dans nos schèmes habituels et nous ne progresserions guère.

Comprenez-bien que ce sont vos peurs et vos mémoires qui mettent des résistances et rien d’autres.

Réfléchir avec le cœur

C’est en nous confrontant aux limitations de la matière et du mental que nous apprenons à intégrer pleinement la dimension du cœur. Car nous pourrions tout aussi bien définir le lâcher-prise comme le fait d’aimer en l’état ce qui est.

La persévérance et l’acharnement peuvent eux aussi nous permettre d’obtenir des résultats mais à quel prix ?! Tant que nous refusons de céder, croyant qu’avec du courage et de la volonté nous arriverons à tout,  nous nous maltraitons. Pendant ce temps, le flux de la vie qui est amour  nous propose de voir les choses sous un autre angle, un angle où nous cesserons de nous faire souffrir inutilement. Tant que nous ne sommes pas prêts, nous n’y sommes pas réceptifs.

Lorsque nous agissons conformément avec les lois de l’amour systématiquement les obstacles et  les résistances se dissipent, les choses se mettent en ordre naturellement.  Notre pouvoir de créer est illimité  dans le meilleur comme dans le pire. Aujourd’hui nous savons tous  que la pensée est créatrice.  Mais ce que l’on oublie plus souvent c’est que la pensée inconsciente créée également.

Lorsque nous ne parvenons pas à améliorer une situation, il y a fort à parier que  notre inconscient créé des résistances car il a des peurs et blocages en mémoire.

La peur est la vibration la plus opposée à l’amour. Alors lorsque nous réagissons à la peur nous ne coopérons pas  avec les lois de l’amour et donc nous gênerons des tensions. Nous ne pouvons ainsi qu’obtenir des résistances et des échecs.

Un exemple de ce qui est en corrélation avec les  lois de l’amour universel c’est de se donner le droit d’être aimé tel que l’on est sans jugement. En cela réside l’obstacle majeur au lâcher-prise : la peur d’être jugé/rejeté/désaimé.  La peur d’être jugé nous empêche d’être totalement ce que nous voulons être.

Alors plutôt que d’assumer ce que nous sommes, nous passons une grande partie de notre temps à essayer de faire bonne impression en essayant d’être ce que nous croyons que les autres veulent que nous soyons. Mieux vaudrait s’atteler à devenir ce que nous pressentons être et éveiller cette part de nous encore en sommeil et qui ne demande qu’à éclore.

Alors sur quoi avons-nous vraiment du pouvoir ?

A titre d’exemple, nous avons le pouvoir de préparer un bon repas et à  contrario aucune prise sur comment ce repas sera perçu par les invités. L’appréciation du repas ne dépend pas uniquement de notre implication ni même de nos compétences.  Les gouts, la culture, les croyances culinaires, les habitudes ou encore l’humeur du moment des invités rentreront en ligne de compte tout autant. Alors même si le plat est au top il se peut que ce soit un bide total sans que pour autant la cuisinière ait à se sentir médiocre.

Je me souviens d’un déjeuner chez un couple où j’étais invitée chez des personnes que je ne connaissais quasiment pas et qui, comme c’est généralement le cas dans ces cas-là, voulaient faire une première bonne impression.  La femme, avec son rôti aurait eu certainement beaucoup de succès auprès d’un bon nombre de personne mais moi, ayant ôté la viande de mon alimentation, ce plat que je me suis néanmoins forcée d’avaler pour ne pas vexer mon hôte ne m’a en réalité absolument pas satisfaite. Mon hôte, ne connaissant pas mes habitudes culinaires ne pouvait pas prévoir quelle n’était pas en mesure de me satisfaire avec ce plat. Ce facteur-là n’était pas sous son contrôle. Mais pour autant, était-elle capable d’accepter de ne pas me combler sans se sentir en situation d’échec? Je ne le crois pas car de toutes évidences elle  comptait sur sa prestation culinaire pour marquer des points et véhiculer une bonne image d’elle-même. Son estime de soi en aurait pris un coup si j’avais boudé son plat. Elle aurait eu l’impression que c’est elle que je rejetais. A cause de son manque d’estime de soi, elle  n’était donc ni en mesure de relativiser ni de lâcher-prise.

La réaction d’autrui n’est pas sous notre contrôle

Cela nous amène  à la deuxième difficulté inhérente au fait de lâcher-prise à savoir être en mesure de ne pas s’identifier aux réactions d’autrui. Car lorsque les réactions des autres nous blessent la première chose que nous faisons, c’est d’essayer de les changer.

Gardons mon exemple et essayons de voir ce qui se serait passé si j’avais manifesté le refus de manger le rôti en précisant que la viande ne fait pas parti de mon régime alimentaire. Vous en conviendrez, il ne s’agit pas de remettre en question les qualités de la cuisinière, juste de se respecter. Il y a néanmoins fort à parier que mon hôte aurait insisté  en me vantant les mérites de son plat : «Goûte-le, juste un peu, tu vas voir, il est délicieux, tout le monde l’adore.»  Une petite phrase comme celle-ci, en dépit des apparences est culpabilisante car elle sous-entend dans notre exemple que mes habitudes alimentaires sont un détail en rapport aux efforts fournis pour réaliser le plat.

Mais l’enjeu de plaire est de taille lorsque l’on doute de soi.  C’est pourquoi, émettre une dénégation revient souvent à sonder l’estime de soi de chacun des protagonistes.

Par conséquent, il aurait fallu que mon hôte soit en capacité de ne pas s’identifier à mon refus  pour que je puisse me permettre de refuser le plat en question sans risquer de porter atteinte à son amour-propre.

 

Lâcher-prise, c’est accepter de donner libre manifestation à l’inattendu

L’inattendu n’est pas très confortable pour la plupart d’entre nous. Car cela nécessite de renoncer à ce que l’on avait prévu, de se laisser porter par les évènements sans chercher à garder le contrôle. J’avais prévu de ne pas manger de viande mais dans ce contexte je peux me demander si je en mesure de bousculer mes habitudes et de m’adapter a cette nouvelle réalité? Une souplesse est indispensable car si votre rigidité, votre rigueur et votre ténacité peuvent vous conférer une certaine force de caractère, ces  attributs ne vous mènent nullement vers de nouvelles perspectives. Il faut trouver le bon dosage afin de ne pas s’oublier ni de devenir  systématiquement intransigeant.

La force de Vie veut vous voir évoluer. Votre supra conscient aussi. Elle  désire vous tirer vers le haut non pas en faisant de vous une personne parfaitement irréprochable qui réussit tout ce qu’elle fait, qui ne rate rien, qui a une totale maîtrise d’elle-même.  Il ne s’agit pas de cela. La force de Vie qui coule en vous désire vous aider à élargir votre conscience afin que vous soyez de plus en plus en mesure de faire des choix conscients et donc adéquats.

Le lâcher prise, ce n’est ni abandonner, ni renoncer, ni n’en avoir rien à faire, ni s’en remettre au hasard. C’est seulement accepter de coopérer avec l’univers qui essaie autant que faire se peut de nous montrer que nous ne sommes pas contraints de tout gérer seul.

La vie cherche délibérément à nous mettre en échec afin de nous contraindre à nous ouvrir au changement. Sans cela, nous nous accrocherions à nos habitudes et à nos croyances, persuadés qu’elles sont valables en tous points. Si elles ont été valable un temps, elles ne le sont pas systématiquement et encore moins Ad vitam æternam. La vie nous invite à revoir notre copie en permanence pour notre bien. Alors oui pour ce faire, elle nous heurte, nous bouscule allant parfois jusqu’à nous faire chuter. Mais lorsque nous nous nous remettons à marcher nous sommes chaque fois un peu plus forts et plus sage. Si nous ne le sommes pas c’est que nous n’avons pas su comprendre le message.

Nous pouvons en tirer des déductions sur ce qui est valable et ce qui ne l’est pas. On pourrait dire aussi entre ce qui est bon et ce qui est mauvais au sens bon comme bénéfique et mauvais non pas comme mal mis plutôt comme néfaste. Ce qui est bon/valable rend léger, joyeux, aimant, gai, libre, curieux et amoureux de la vie. Ce qui est mauvais rend triste, fatigué, irascible, stressé, tendu, fade, abattu. Qu’allez-vous choisir ?

 

Quand on a compris le message, les résistances lâchent

Qui sait, la vie m’a peut-être conduite jusque chez mon hôte afin de lui montrer que manger de la viande n’est pas indispensable pour se maintenir en bonne santé venant ainsi bousculer  son système de croyances. En tous les cas, le gigot quelle avait préparé nous   a permis  d’en discuter et de semer en elle des graines de nouveaux questionnements. On peut aussi en déduire qu’elle aurait tout intérêt à s’ouvrir au fait qu’elle n’a nullement besoin de sa table et de sa cuisine pour se faire apprécier à sa juste valeur et que l’essentiel de notre déjeuner ne résidait pas dans le contenu de l’assiette mais bien davantage sur le moment de partage et d’authenticité que nous avions la possibilité de vivre ce jour-là sans chercher absolument à faire bonne impression.

 

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