Thérapeute conjugal et coaching sentimental - Le Cellier - Nantes

Ecoutez vos émotions, elles sont comme une boussole

Un être humain passe sa vie à faire des choix. Un bon nombre de nos choix sont faits de façon réflexe. Fort heureusement, nous n’avons pas toujours besoin d’y mettre beaucoup de  conscience sinon nous serions vite épuisés ! Ce sont des micros décisions qui se font quasiment par automatisme et qui impactent guère le cours de notre vie.

Mais dès lors que nous savons que le choix en question aura un retentissement non négligeable sur notre futur alors nous faisons notre possible pour prendre la meilleure décision, tantôt en nous documentant, tantôt en interrogeant notre entourage, tantôt en suivant la voie de la morale, tantôt en nous référant au idéaux socio-culturels ou bien  la tendance du moment ou encore en nous formatant à l’avis d’un groupe de personnes. Et pourtant nous avons tous une petite voix qui, au milieu de ce tumulte essaie par tous les moyens de nous susurrer quelques indications très précieuses.

La voie de la conscience

Noyée dans nos pensées incessantes, cette petite voix peine à se faire entendre. C’est pourtant la voie de la conscience (c’est la manifestation de notre intelligence supérieure/l’âme) que nous aurions donc tout intérêt à écouter chaque fois qu’elle cherche à attirer notre attention sur quelque chose. Seulement voilà, nous lui accordons généralement trop peu de crédit car ayant toujours une longueur d’avance sur notre mental et ne répondant pas à la logique du moment présent, elle nous parait peu fiable.

Ne lui accordant que trop peu d’écoute, cette petite voix va alors chercher à nous mettre en alerte par le biais du champ émotionnel. Généralement les émotions n’arrivent pas de manière subite. Leur intensité progresse plus ou moins rapidement sans que, de prime abord nous les ressentions ou pour être tout à fait juste, devrais-je dire, sans que nous prêtions attention à l’instar d’une douleur physique que nous n’aurions pas ressentie tout le temps où nous étions concentrés sur notre tâche. Mais une fois au repos nous mesurons l’ampleur de la douleur et nous nous étonnons de ne pas avoir réagi plus tôt.  Pour certaines personnes, c’est seulement lorsque l’intensité est insoutenable qu’elles réalisent être submergées émotionnellement. Cela signifie qu’elles n’ont écouté ni leurs intuitions, ni leurs  ressentis qu’elles refoulent jusqu’à ce que le corps s’exprime.

Force est de reconnaître que ce n’est pas une chose aisée que d’être attentif aux messages que notre âme/conscience nous envoie, que ce soit l’intuition ou les ressentis physiologiques c’est compliqué car la plupart des gens ne sont absolument pas éduqués à cela. La plupart des parents et éducateurs demandent aux enfants de ne pas s’appesantir sur ce qui les traverse. Un enfant apprend vite à ses dépens que parler de ce qu’il ressent est considéré par la plupart des adultes comme une marque de faiblesse. Ça dérange, ça perturbe et ça met mal à l’aise l’entourage alors on se retient, on se réfrène et on finit même par oublier qu’on a une boussole en nous qui sait bien mieux que quiconque ce dont nous avons besoin et que cette boussole a besoin d’être  traduite en mots pour ne pas créer de maux.

Décider et agir en conscience

Quand nous sommes en proie à une vive émotion, cela signifie que nous nous sommes totalement coupés des besoins de notre âme. Niant qu’elle puisse dialoguer avec nous, nous ne l’écoutons pas. Comment alors pouvons-nous faire bon usage de notre libre-arbitre ?!

Je vous rappelle au passage que le libre-arbitre, ce n’est pas, comme beaucoup le pense la liberté de choisir. Le libre-arbitre c’est la capacité de choisir par soi-même entre le bien et le mal sans influence extérieure. Il ne suffit donc pas de choisir pour être libre, faut-il encore être capable de choisir consciemment et de savoir sans interférences faire la distinction entre ce qui est bon et ce qui est mauvais. Et c’est seulement à partir de là que nous pouvons commencer à nous sentir libre. En cela réside peut-être le but de l’existence : apprendre à faire des choix conscients pour devenir libre, libre d’être soi et libre d’aimer pleinement parce que dégagées de toutes formes d’attachements.  

Voyez-vous, nous sommes majoritairement tous loin de maîtriser cette aptitude à la perfection, voilà pourquoi la vie nous demande en permanence de faire des choix puis nous confronte à leurs conséquences. C’est la loi de cause à effet appelée aussi loi du karma. Sans cette loi nous ne pourrions pas apprendre de nos erreurs.

Mais fort heureusement comme expliqué précédemment, nous sommes guidés, en tout premier lieu par l’intuition et aussi par le biais de nos ressentis. Voilà pourquoi il est fondamental de ne plus nier ou refouler vos émotions, les traitant ainsi comme des intruses malvenues. Aussi douloureuses soient-elles, ce sont vos alliées pas vos ennemies !

Comprendre ce que l’émotion a à dire

Toutes les émotions que nous ressentons, sans exception aucune nous servent de boussole interne à condition qu'elles soient correctement décodées par le mental. Et oui ça c’est encore une autre histoire ! Sans tenir compte des émotions, il sera difficile de faire bon usage de votre libre-arbitre. Le mental doit être en mesure d’appréhender les émotions sans pour autant se laisser dominer par celles-ci. D'où l'expression «gérer ses émotions».

Autrement dit, prêtez attention à tout ce que vous éprouvez dans votre corps, à tout ce qui vous traverse. Tâchez d'identifier ce que vos ressentis tentent de vous montrer et qui vous permettra d’élargir votre conscience. Ce n'est qu'en faisant cela que vous serez en mesure d’effectuer des  réajustements pertinents dans votre vie et que vous arriverez à prendre des décisions bénéfiques.

En suivant ce cheminement, les émotions ainsi que tous les ressentis corporels, les symptômes physiologiques, les maladies y comprises (mal à dire) deviennent une boussole permettant  d'identifier les modifications à opérer.

Votre mental ne voit pas toujours clair. Votre âme/conscience, elle si. D’où l’intérêt de capter et de décoder toutes les informations pouvant aider à s’orienter dans l’existence. 

 

Il faut une bonne estime de soi pour accorder du crédit à ce qui se passe en soi

Les personnes qui doutent d'elles-mêmes ont tendance à chercher les réponses à l'extérieur d'elles plutôt qu'en elles. A l'inverse, une personne possédant une bonne estime de soi sait s'écouter au sens où elle écoute avec attention son monde intérieur non pas pour s'apitoyer sur son sort où par excès d'ego mais pour prendre des décisions en cohérence avec ce dont elle a besoin pour aller bien. Se sentant libre de se faire confiance et de suivre sa guidance intérieure, de ce fait elle se sent beaucoup moins dépendante des autres puisqu'elle n'attend pas l'approbation d'autrui ou de forces extérieures à elle-même pour savoir ce qui est bon pour elle. Elle se donne le droit de s'occuper de ses besoins car elle sait que son corps lui parle mieux que quiconque. Elle l'écoute donc avec attention lui accordant plus de légitimité qu'aux influences provenant de l’extérieur. Car elle sait que son âme/conscience sait  parfaitement  ce qui est nécessaire à son accomplissement.

Si s'écouter est une attitude facilitante à l'égard de tous les choix que nous avons à effectuer, c'est en réalité bien plus que cela puisque c'est l'élément majeur pouvant nous permettre de faire des choix conscient, des choix propices à nos succès qu’ils soient d’ordre sentimental, matériel, professionnel, spirituel ou autre.

Nous ne pouvons prétendre faire le bien autour de nous tant que nous ne savons faire le bien pour nous-même. Avant de s’occuper à améliorer la vie des autres il faut mettre de l’ordre dans sa vie. Nos émotions nous montre là où il y a de l’ordre à mettre pour tendre vers une vie plus harmonieuse.

Si je ressens de la rancœur à l’égard d’une personne, je ne peux pas continuer à interagir avec elle comme si de rien était. Tôt ou tard il y aura un problème. La rancœur que je ressens m’indique qu’il serait périlleux de ne rien faire. On peut présumer que de discuter avec la personne en question, que de me réaffirmer dans la relation, ou encore de définir une limite pouvant aller jusqu’à mettre un terme à la relation peuvent être des options envisageables. Le mental conjugué à l’intuition m’aideront à prendre la meilleure décision qui soit.

S'écouter, c'est être attentif à ce qui fait sens pour soi, à ce qui nous touche, à ce qui va nous permettre de rester en accord avec notre être, à saisir les indices montrés par notre âme/conscience pour nous aider à avancer sur le chemin de la vie. N'oublions-pas que pour savoir si l'information venant d'autrui est valable, il convient d’être attentif à ce que l'on ressent lorsque l'autre parle.

 

La confiance en soi est une force agissante et libératrice

Avoir une bonne confiance en soi permet de moins subir les perturbations extérieures et d’être moins passif face aux évènements. On se sent davantage libre de se fier  à ses propres valeurs et vérités et plus légitime à les faire valoir. C'est une force qui ne pompe pas d'énergie mais qui au contraire en apporte aidant ainsi à se réajuster quand c'est nécessaire, à se positionner, à s'affirmer et surtout à choisir en conscience. En revanche, une personne qui ne se réajuste pas d'elle-même chaque fois qu'elle sent que cela lui serait pourtant favorable, n'écoutant pas ses ressentis parce qu'on lui a toujours fait croire que les autres savent mieux qu'elle, aura alors tendance à adopter une posture de soumission et de passivité (parfois en dépit des apparences car elle peut donner l’impression d’avoir un fort caractère). Son chemin de vie, ses possibilités d'épanouissement et d'accomplissement  dépendront hélas davantage des aléas de son existence que de son propre libre-arbitre. Quel dommage! A moins qu'elle ne décide d'apprendre à faire confiance à la voix de sa conscience. Les premiers pas de la confiance en soi seront posés.

A quoi servent les émotions?

Avant tout vous devez savoir que les émotions sont des signaux que nous ressentons dans notre corps émotionnel visant à nous permettre d'identifier ce qui va bien et ce qui va moins bien. Notre corps émotionnel (la partie de notre être qui ressens les émotions) a pour fonction de nous faire ressentir des troubles de tonalités et d'intensités variables en vue de nous motiver à agir ou à réagir. Cela nous pousse à préserver notre intégrité, à nous donner les moyens de vivre  ce qui nous fait envie et aussi à être la personne que nous voulons vraiment être. Sans cela nous aurions tendance à ne rien changer, nous n'aurions pas la volonté suffisante pour évoluer, pour nous protéger, nous défendre, nous dépasser  se contentant de nos acquis. Pour preuve, c'est souvent quand nous avons l'impression que rien ne va plus et que nous en avons assez de souffrir que nous nous décidons à prendre de nouvelles initiatives dans l'espoir d'avoir une vie meilleure mais aussi et surtout pour retrouver une sérénité intérieure.

Lorsque nous n'écoutons pas nos émotions, celles-ci finissent par se transformer en véritables souffrances nous obligeant ainsi à réagir. Cela signifie que l'intensité de l'émotion est proportionnelle à l’urgence de la situation mais aussi à notre seuil de tolérance qui peut être extrêmement variable d’un individu à l’autre. Notre rapport à la frustration dépend de l’éducation que nous avons reçue, de notre sensibilité et de notre émotivité (attention ne pas confondre l’émotivité et la sensibilité. L’émotivité se définie par la difficulté à ne pas se laisser dominer par les émotions et la sensibilité se définie par la capacité à ressentir). Voilà pourquoi certaines personnes réagissent au quart de tout alors que d’autres prennent constamment sur elles.

 

Attention aux apparences!

Vous comprendrez alors que ce n'est pas nécessairement parce qu'une personne crie qu'elle souffre davantage que celle qui ne crie pas. Il se peut que son seuil de tolérance soit faible ou qu’elle soit hyperémotive car non entraînée à s'oublier un peu. A l'inverse certaines personnes, trop coupées d'elles-mêmes ne savent plus se mettre en colère même lorsqu'elles se font railler.

Ce qui importe vraiment c'est d'être lucide quant à ce qui se passe en soi et de s'en servir pour communiquer de façon assertive (de façon saine et juste). Ce n'est pas parce que l'on est très énervé ou très stressé que l'on peut se comporter n'importe comment. Certaines personnes ont si bien compris la force qu'ont les émotions  manifestées vers l'extérieur qu'elles les théâtralisent afin d'obtenir l'ascendance dans la relation, pour attendrir, pour dissuader ou pour culpabiliser. Parfois même allant jusqu'à surjouer des émotions qu'elles ne ressentent même pas. Idéalement ce n’est pas la colère qui doit vous donner de la force. C'est de la confiance en soi que doit venir la force. Mais force est de constater que nous avons tendance à compenser notre mésestime de soi et manque d'affirmation de soi par la colère, la rancœur, la bouderie, la culpabilité, l’agressivité ou la rage.

L'émotion vous montre ce que vous n'arrivez pas à voir par la conscience

Prenons l'exemple d'une personne qui ressent de la peur à l'idée de perdre son travail. On peut supposer que face à la peur grandissante de se retrouver sans travail, cette personne se décide à refaire son CV avant même d'être licenciée parce qu'elle trouve que d'avoir la peur au ventre, ce n'est pas une vie. C'est bien l'émotion plutôt que la situation réelle qu'elle veut suspendre. Si elle n'avait pas peur de se faire licencier elle garderait sûrement son emploi actuel.  Mais elle réalise que sans changer la situation l'émotion de peur ne disparaitra pas. Et comme elle n'en peut plus de souffrir de peur, elle prend les devants. La peur est donc le moteur poussant à agir. Son émotion de peur est un signal d’avertissement l'informant  qu'il y a un choix à faire et plutôt que de se laisser prendre au dépourvu elle peut grâce à son libre-arbitre tenter d’agir en son âme et conscience afin d’améliorer sa vie. C’est une émotion qui invite à prendre des initiatives, dans l'espoir de retrouver la sérénité. C’est donc bien l’expression de la voix/voie du bien malgré que la peur soit une émotion dites négative.

En revanche, cette personne pourrait tout aussi bien mais à tort écouter son entourage lui disant : «Tu n'auras jamais un salaire aussi confortable!» Ou encore écouter son petit démon intérieur qui lui n'est pas la voix de l'âme/conscience lui murmurant : «Tu n'as pas de bons diplômes, personne d'autre ne voudra de toi, c’est déjà un miracle que d'avoir pu obtenir ce poste».

Toute la difficulté réside donc dans l'art de décoder correctement l'émotion afin d'identifier ce que celle-ci cherche à nous communiquer car souvent nous restons au premier niveau de lecture de l'émotion et nous nous laissons induire en erreur.

Dans notre exemple, si la personne  en question  se contentait du premier niveau de lecture, elle pourrait en déduire qu'elle doit fournir  plus d'efforts encore en faisant des heures supplémentaires non rémunérées pour essayer de préserver à n'importe quel prix son emploi actuel. Elle rentrerait donc dans un cercle vicieux aussi éprouvant qu'épuisant ne pouvant nullement lui permettre de sortir de sa souffrance. Alors s’ajouterait à la peur déjà ressentie de la colère, de la frustration, du découragement, de la tristesse ou encore de l’abattement. Sa petite voix intérieure  lui insuffle un message d'ouverture face à sa problématique (en utilisant la peur pour être prise en considération puis d’autres émotions si la peur ne suffit pas). Le message en question, s’il est bien perçu par le mental indique que c'est le bon moment pour rebondir vers un poste plus épanouissant même si cela parait utopique au regard des diplômes et du marché de l’emploi.

On retrouve couramment le même scénario dans une relation de couple lorsque l'un des partenaires à peur d'être trompé ou quitté. Plus la peur est là, plus il s’accroche et devient possessif, jaloux, hostile étant en proie à tout un tas d’émotions qui perdureront et s’amplifieront tant qu’il ne sera pas à l’écoute de son besoin réel qui est  d’aimer dans la confiance et le respect mutuel.

Emotions intégrées = prises de consciences

Une lecture adéquate de l'émotion peut donc aller jusqu'à favoriser une prise de conscience à condition qu'elle ne soit ni refoulée dans le subconscient, ni interprétée par l'égo qui cherche davantage à comprendre ce qui l'arrange que ce qui va permettre à  l'individu de progresser. L'égo lui, a horreur du changement et des remises en questions. Il adore se complaire dans ses croyances rassurantes mais ô combien stagnantes.

Lorsque nous tentons d'écouter nos émotions, un combat entre l'égo et la conscience entre en scène. On pourrait dire aussi, entre la personnalité et l'individualité. Mieux vaut alors avoir une bonne connaissance de soi (de ses croyances limitantes, de ses conditionnements, de ses faiblesses, de ses désirs conscients et inconscients) sinon l'égo gagnera à coup sûr et il y aura peu de chance pour que le message de votre âme/conscience parvienne jusqu'à votre mental. C'est un peu comme le téléphone arabe où le message d'arrivée ne ressemble plus guère au message de départ.

Voyez-vous, il ne suffit pas d'avoir la boussole, faut-il encore savoir s'en servir! Combien sommes-nous à ne pas avoir reçu le mode d'emploi? Quasiment tout le monde! Voilà pourquoi la plupart des gens prennent autant de mauvaises décisions (si ce ntait pas le cas le monde ne serait pas ce qu'il est!).

Moins la personne écoute ses émotions avec objectivité, plus l'émotion se renforce jusqu'à devenir une véritable souffrance morale ou lorsque l'émotion a été trop refoulée alors c'est un problème de santé qui apparaît (malheureusement les gens ne font pas assez souvent le lien entre leurs symptômes et leurs besoins carencés). N'y tenant plus la personne finit par écouter la petite voix, la voie de la sagesse... Ce qui est salutaire quand il n'est pas trop tard. 

Montrons l'exemple à nos enfants afin qu'ils apprennent ce qu'est la véritable estime  de soi plutôt que l'ingérence émotionnelle

Il est donc très important d'apprendre à faire ces trois choses :

- être attentif à ses ressentis/émotions/intuitions

- chercher à les comprendre sans les interpréter avec l'égo

- oser vivre en accord avec sa vérité intérieure, c'est à dire agir,  parler et faire des choix selon ses propres convictions

Ainsi, plus nous saurons faire cela et plus nos enfants aussi petits soient-ils sauront eux aussi, et ce de manière spontanée exprimer sainement leurs émotions. Nous pouvons les aider à enrichir leur vocabulaire en parlant de ce que nous éprouvons et  en cessant de nier  ce qu'ils ressentent comme s'ils étaient trop bêtes pour le savoir. Les enfants ont une intelligence émotionnelle naturelle et déconcertante, c’est seulement le vocabulaire qui leur fait défaut. Ce sont les adultes qui viennent bloquer tout ça en émettant des jugements. Il serait plus judicieux de les aider à trouver les mots qui conviennent.

Une émotion n'est jamais stupide, elle est toujours juste pour la personne qui la ressent quand bien même elle peut paraître étrange pour les autres.

Les enfants face au jugement des adultes développent soit de l'inhibition, soit une forme d'intolérance à la frustration. Ne sachant plus gérer leurs émotions, ils finissent par devenir trop pudiques ou à l'inverse trop narcissiques si on ne leur a pas appris à faire la part des choses entre ce dont il faut s'occuper rapidement et ce qui peut attendre.

Donner du crédit à ce que l'on ressent, c'est cela avoir confiance en soi

Se profile alors le tempérament de l'indécis qui, se croyant libre de ses choix en fait n'arrive plus à renoncer à quoi que ce soit. Il ne sait plus ce qu'il veut, soit parce que l'on a toujours choisi à sa place, soit parce qu'on lui a fait croire qu'il pensait/ressentait mal ou que ce qu’il pensait et ressentait étaient mauvais. Alors il s'est mis à penser comme les autres, à tout analyser ou à attendre qu'on lui souffle la solution oubliant que la réponse se trouve davantage dans la petite voix de sa conscience/âme qui est la voix de la vérité absolue.

Quoi qu’il en soit pour vous, sachez que vos émotions sont là pour vous éclairer et que si vous ne parvenez pas à savoir ce que l’émotion veut vous montrer  faites au moins un choix, posez un acte, avancez car  comme sur la route, c’est seulement en avançant dans une direction que l’on sait si c’est la bonne. Ce n’est jamais en restant sur place que les réponses viennent. La vie nous demande à la fois d’agir et de sonder nos ressentis mais pas forcément en même temps.

Et surtout ne laissez personne vous dire ce que vous devez penser ni ce que vous devriez ressentir. Soyez votre seul juge.

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