Conseil psychologique et conjugal - en couple et en individuel, pour adultes et adolescents - Oradour sur Vayres, Limoges, st Junien, Périgueux Une aide en communication holistique basée sur la psychologie intégrative, humaniste, transpersonnelle et comportementale
Comprendre - Améliorer - Guérir sa relation à soi,
sa relation à l’autre, sa relation avec les autres

Quitter un(e) conjoint(e) pervers narcissique (partie 2)

Cesser de s’inquiéter pour les autres

    Un PN comme un manipulateur aguerri veut avoir sa “proie” à disposition en cas de besoin.  Il peut la laisser tranquille un certain temps, parfois des mois ou même des années puis ressurgir car il n’a plus personne à “se mettre sous la dent “. Il peut tout aussi bien disparaître subitement sans crier gare ayant trouvé une autre proie plus facile à abuser.

Il convient tout de même de préciser que tous les pervers narcissiques ou manipulateurs pervers (différence expliquée sur une autre page  du site) ne sont pas du même acabit Certain pervers jouent toute leur vie dans la cour des petits se contentant de mesquineries et de bassesses malsaines et néfastes qui ne mettent cependant pas en danger de mort alors que  d’autres se lâchent de plus en plus en vieillissant, devenant accro au sadisme  et de ce fait devenant extrêmement  toxiques au point d’en devenir dangereux.

J’ai souvent entendu des victimes me dire qu’elles s’inquiétaient pour le nouveau (elle) compagnon (e) du PN se sentant pour ainsi dire responsable du fait qu’il allait leur être extrêmement dommageable.  Un peu comme si elles avaient le devoir d’empêcher le mal d’arriver. Il faut dire que les victimes de PN sont des personnes hautement sensibles et emphatiques. Elles n’ont de cesse de penser aux autres avant elles-mêmes et à ce stade cela doit être considéré comme une faiblesse.

Dans ce processus de libération, il est urgent d’arriver à s’occuper de soi avant tout le reste. Il faut impérativement apprendre à se considérer comme la personne la plus importante au monde et laisser les autres se responsabiliser face à leurs difficultés.   Cela induit que la prochaine victime n’a pas besoin de vous pour s’en sortir en tous les cas pas tant qu’elle n’aura pas réalisé par elle-même qu’elle est la cible d’un PN.


Se sentir autrement que victime

    Vous n’avez pas à vous sentir coupable de ce que vous n’êtes pas en capacité d’empêcher. Vos seules responsabilités résident dans le fait de développer des compétences en vue de vous prémunir de la violence dont vous êtes la cible et de vous muscler psychiquement afin de ne plus incarner une énergie de victime. Car c’est en premier lieu cette vibration de victime qui attire vers vous les personnes toxiques et ce en dépit de tous vos efforts pour rester fort face à l’adversité.

Toute personne vibre et émane une énergie qui lui est propre. Cette énergie fluctue et évolue en fonction de notre manière de penser et de ressentir. Aussi tant qu’il  y a de caché au fond de vous un petit personnage qui se croit peu méritant, indigne, misérable ou mauvais alors de façon intuitive, les personnes toxiques sentent qu’elles peuvent abuser de vous et continueront à le faire. C’est comme si implicitement et malgré vous, vous leur disiez : “Je suis open pour que tu abuses de ma bonté et que tu me malmènes car d’une certaine manière  je pense également le mériter“.

Dans le processus de libération autrement dit de guérison, il est incontournable de travailler sur les croyances et sur la façon que l’on a de se situer dans le monde. Tant qu’inconsciemment l’on perçoit les autres comme des personnes supérieures à soi, alors l’on attire dans ses relations des personnes qui se croient supérieures à soi sans pour autant qu’elles le soient du tout.  Les autres et en plus particulièrement les personnes abusives vous perçoivent tel que vous vous ressentez et pas comme vous vous présentez.


Faire tourner la chance à son avantage

    Pour enrayer la violence, il faut en tout premier lieu modifier la perception que l’on a de soi-même. Tant que celle-ci reste faussée et emplie de préjugés limitants, tant que l’on se défini à travers le spectre de l’enfant que l’on a été, alors  malgré tous nos efforts nous nous retrouvons inlassablement dans  des situations aux configurations  identiques.

Tant que notre manière de nous penser n’évoluera pas, nous aurons beau fuir la violence, elle fera toujours partie de notre vie. Il est impossible de changer durablement  les contextes déplaisants de notre vie sans en passer par ce cheminement intérieur.

Il n’empêche que le cheminement intérieur n’exclue nullement la nécessité de poser des actions  concrètes et d’entreprendre des démarches pour que la situation change.  Dès lors que l’on comprend que lorsque notre vibration évolue, les actions posées portent de plus en  plus leurs fruits alors les choses deviennent véritablement plus faciles et surtout moins fatigantes. Les résistances commencent à céder. Ce qui semblait auparavant insurmontable devient progressivement possible. C’est comme si tout à coup la vie était de notre côté. Là où avant l’on n’avait jamais de chance, l’on commence à en avoir. Le vent tourne comme on dit.

Votre PN qui semblait jusque-là être placé sous une bonne étoile se met à ne plus parvenir à vous atteindre avec la même facilité qu’avant. Je continue de m’émerveiller alors que mes patients me racontent les petits miracles qui adviennent dans leur vie lorsqu’ils  se réapproprient leur vérité intérieure sur qui ils sont vraiment.

Lorsque nous nous mettons à penser différemment, nous nous mettons ensuite à ressentir différemment et même à nous percevoir différemment. Ainsi, l’on peut reprendre son pouvoir de décisions et d’actions dans la clarté mentale.  Le PN a tout intérêt à introduire dans l’esprit de sa victime des pensées limitantes et à la mettre en état de confusion mentale car plus une personne pense à l’envers et plus il est aisée pour lui de la  réduire à néant et de l’asservir.


Apprendre à préserver sa lumière

    Vos meilleurs souvenirs de couple ce sont ces moments où il/elle était prêt à décrocher la lune pour vous surprendre. Ce sont aussi ces discussions longues durant lesquelles il/elle vous comprenait à demi-mots.  Cela est ce qui vous manque le plus et que vous avez si longuement espéré retrouver. Mais lui, n’allez  pas croire que ce sont  ces choses-là qui lui manquent aujourd’hui. Si votre conjoint s’avère être une personne perverse narcissique alors ce qui lui manque c’est votre naïveté  et rien d’autre.  C’était tellement plus facile avant lorsqu’il pouvait vous illusionner en vous faisant croire qu’il était votre double.  Comme c’était excitant de jouer avec vos nerfs, de vous impressionner, de vous faire rêver pour ensuite à souhait  vous déposséder de votre belle lumière intérieure. A force de supporter ses malversations, votre lumière s’est éteinte mais elle ne s’est pas éteinte à tout jamais. D’ailleurs des qu’il vous laisse vivre tranquillement vous sentez n’est-ce pas comme vous commencez à vous reconnecter à vous-même et que quelque choseen vous de vivant  revient à la vie?


Etre soi plutôt que ce qu’il/elle veut que vous soyez

     Eh bien, c’est justement ce quelque chose de vivant qu’il (elle) ne supporte pas. Il éprouve un besoin viscéral de détruire ce souffle de  vie (donc de vous détruire) qui est le vôtre et qu’il ne possède pas mais qu’il feint d’avoir.  Il est épuisé d’être en représentation permanente, il n’y a qu’avec vous qu’il peut se permettre de faire tomber le masque car il vous considère comme une chose à sa merci qu’il possède et qu’il contrôle de bon droit. Ainsi donc, ce n’est pas parce qu’il vous aime encore avec sa façon bien à lui d’aimer qu’il ne vous lâche pas. C’est parce qu’il ne supporte pas l’idée de renoncer à son processus de destruction. Il a besoin de se prouver qu’il est plus fort que vous. Il vous utilise pour lutter contre son sentiment d’impuissance. Pour lui, c’est une sorte d’objectif de vie ou plutôt de nécessité. C’est pour cela qu’il veut absolument maintenir le lien d’emprise. Tout cela est glaçant je vous l’accorde ! Pour autant, s’il n’était pas fragile il n’aurait pas besoin de se prouver sa grandeur en vous humiliant. Pour que tout cela cesse, il va falloir sortir du scenario qu’il a insidieusement construit. Il faut tout d’abord cesser d’alimenter le scenario toxique et ne plus  consentir à jouer le rôle qu’il veut vous faire jouer.

Comprendre pourquoi on a attiré cette expérience de vie

    Sur le plan psychologique, le processus de séparation s’amorce lorsque la victime modifie sa manière d’interagir avec son PN pour peu à peu  ne plus interagir du tout. Il faut résister contre le désir compulsif de  rentrer dans son jeu pervers en cessant de se positionner tantôt en victime tantôt en sauveur.  Il va essayer chaque fois de vous faire revenir dans son scenario car vous faire revenir dans le scenario c’est vous faire revenir dans la relation et assoir son emprise perverse. Lorsqu’il réalisera que vous ne "jouez " plus, il sera abattu. Un PN qui ne peut plus se nourrir de sa proie perd toute sa force. 

Il faut du temps pour sortir totalement d’une emprise parce que cela n’est pas seulement une démarche physique, c’est aussi et même surtout une démarche de réajustement intérieur, de prise de conscience du rapport que l’on entretient avec soi-même. On n’est jamais en relation avec un PN par hasard. On l’est parce que  lorsque l’on était enfant, on nous a appris (parfois de façon complètement implicite) que nous devions penser aux autres avant nous-même. On a cru qu’aimer, c’est pardonner tout et ne pas juger.

La séparation effective a lieu lorsque l’on sort du déni de soi. Il y a encore trop de victimes qui ne réalisent pas que l’aspect psychologique est le socle de la guérison et de la libération. Se sauver physiquement de l’emprise ne suffit pas pour éradiquer la violence à son encontre. Cela passe par la prise de conscience de nos croyances, de nos pensées limitantes et de nos préjugés afin de faire évoluer notre  réalité concrète et de la transformer à tout jamais.

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