Conseil psychologique et conjugal - en couple et en individuel, pour adultes et adolescents - Oradour sur Vayres, Limoges, st Junien, Périgueux Une aide en communication holistique basée sur la psychologie intégrative, humaniste, transpersonnelle et comportementale
Comprendre - Améliorer - Guérir sa relation à soi,
sa relation à l’autre, sa relation avec les autres

S'aime et...

Que vous soyez célibataire, en couple ou séparé si vous ressentez le désir de faire le point sur votre situation sentimentale, vous pouvez faire une démarche d’accompagnement juste pour vous.
Vous y trouverez des clés de compréhensions, des conseils personnels, un regard pour mieux vous comprendre et des opportunités d’évolution.

 

Plusieurs motivations, toujours un même but : être plus épanoui dans sa vie sentimentale

  • Faire le point sur sa vie sentimentale
  • Dépasser la peur de l’avenir quand on a envie de rompre
  • Guérir d’un chagrin d’amour
  • Changer ses habitudes, corriger ses faiblesses
  • Faire un choix, amorcer un tournant important
  • Comprendre ses échecs sentimentaux pour ne plus les reproduire
  • Rencontrer quelqu’un
  • Réfléchir sur son couple sans mêler son conjoint à la démarche
  • Avoir envie de  cheminer, d’évoluer, de s’alléger, de développer son potentiel, d’avoir une meilleure estime de Soi, de s’affirmer, d’être plus épanoui
  • Etre plus à l’aise dans sa féminité / Masculinité
  • Communiquer avec son ex après une séparation
  • Réagir face à la peur d’être quitté
  • Ne plus se sentir seul et incompris 
  • Trouver la force de rompre, de partir

Consulter pour Soi

Vous ressentez  probablement le besoin de vous accorder une pause, de vous offrir un moment de recentrage, de faire le point, pour guérir, pour grandir, pour réfléchir.
Une parenthèse ponctuelle dans le tourbillon de la vie ça sert aussi à s’accorder avec ses aspirations fondamentales pour être sûr de ne pas passer à côtés de ses rêves, pour être raccord avec soi-même. Parce que l’être humain, à l’instar d’un instrument de musique doit régulièrement se réaccorder pour vibrer juste.
Comprendre là où on en est, identifier ce qui nous entrave, prendre le temps de se rappeler qui l’on est au fond de soi et faire en sorte que notre vie nous ressemble car le pire serait de passer à côté de l’essentiel.

Faire le point sur ses souffrances et ses envies

 
Comprendre pourquoi l’on ne parvient pas à vivre ce que l’on voudrait pourtant tant vivre au fond de soi, en cela réside  le point de départ pour parvenir un jour à lever les blocages.
Il y aura indéniablement au fil du temps  des réajustements à effectuer, des blessures à panser, des croyances et des certitudes à bousculer et quelques pièges à déjouer avant de vivre pleinement une relation saine et harmonieuse.
Savoir de quelle manière  nous avons été aimés enfant pour comprendre comment nous vivons et ressentons l’amour dans notre vie présente est aussi  un élément important car cela contribue à ne pas reproduire indéniablement les mêmes scénarios affectifs.

Renouer avec ses aspirations profondes au-delà des carcans et des conditionnements familiaux / socio-culturels afin de vivre sa vie à soi plutôt que de vivre les attentes et les projections de ceux qui nous sont proches.
Oser s’affirmer afin de ne pas être envahi par les désirs d’autrui, pour ne pas accumuler des regrets qui finissent par rendre amère.
Mettre tous les atouts de son côté pour rencontrer son âme sœur ou tout du moins une belle personne qui saura se montrer respectueuse et apprécier nos qualités.
Apprendre à mieux communiquer ses sentiments, à mieux interagir avec l’être aimé, à dépasser ses peurs pour vivre pleinement sa vie sentimentale sans tabous ni pudeurs excessives.
Apprendre à être authentique et naturel sans tricher, sans chercher à être ce que l’on croit que l’autre veut que l’on soit plutôt que d’être naturellement soi.
Ne plus se considérer systématiquement victime du destin ou encore victime des déviances de son partenaire parce que la maturité affective c’est d’être capable de comprendre qu’il n’y a pas de mauvaises rencontres, il n’y a que des  choix trop précipités ou mal évalués.
Se réapproprier son pouvoir intérieur est  un merveilleux point de départ permettant de commencer à vivre pour soi selon ses valeurs intrinsèques car tant que l’on ne saura pas faire cela la vie de couple sera chaotique et décevante.
 
Autant de raisons stimulantes  pour  se décider à consulter que ce soit la première fois ou pas. Chaque consultation fait avancer sur le chemin de l’amour de soi comme sur le chemin de l’amour  sentimental. Les deux chemins sont indissociables.
 

Nous ressentons de la culpabilité dès lors que nous nous sentons fautifs ou coupables de quelque chose. Il arrive pourtant que la culpabilité ressentie puisse être profitable. C’est le cas lorsqu’elle remplit sa fonction véritable qui est de nous motiver à jauger nos pensées, nos paroles et nos comportements sans mauvaise foi car ainsi  nous avons une idée de ce que nous pouvons améliorer. 

En revanche, la culpabilité est sans nul doute, toxique lorsqu’elle  nous pousse à croire que nous sommes mauvais.
Le sentiment de culpabilité vient aussi  nous rappeler qu’il est temps de s’accorder davantage d’amour, d’être moins dur avec soi-même. 

Comment savoir, lorsque nous nous sentons coupables si c’est à nous de nous remettre en question et dans quelles proportions ?
Sommes-nous manipulés par quelqu’un qui cherche à nous désarçonner en nous faisant  ressentir un sentiment de culpabilité? 
Si manipulation et culpabilisation vont souvent de pair, gardez cependant à l’esprit  que les autres n’ont que le pouvoir que vous leur accordez.

Se sentir coupable, se croire mauvais

    Nous sommes tous sans exception, imprégnés de la peur d’être mauvais.  Cette peur psychologique est inhérente à chacun de nous car nous pensons (à tort) que pour être aimable (au sens de mériter d’être aimés ou d’être appréciés par les autres) nous devons adopter une attitude qui confirmera que nous sommes conformes à la norme. Nous croyons fermement qu’il est indispensable d’entretenir l’image de qui nous sommes la plus parfaite possible car si la norme ne nous valide pas comme valable alors nous sommes tentés de croire que nous ne méritons pas notre place croyant qu’il y a en nous quelque chose de malsain.

Aussi, lorsque nous ressentons de la culpabilité, ce sentiment d’être mauvais est réactivé. Pourtant, nous pourrions simplement nous dire qu’il y a quelque chose en nous qui demande à être rectifié ou amélioré, qu’avec de la bonne volonté nous allons progressivement nous parfaire et tenter de faire mieux que par le passé et de fait, réfléchir à la façon dont nous pouvons procéder pour changer en nous ce qui demande à l’être.

Mais généralement, lorsqu’une personne ressent de la culpabilité, elle ne pense pas de la sorte. Immédiatement elle se sent coupable et qui dit coupable dans l’esprit des gens dit mauvais.


L’imperfection est naturelle chez l’être humain

    Aucune personne n’est coupable de ses imperfections puisque par nature l’être humain est imparfait. Justement, nous sommes destinés à nous parfaire en travaillant sur nous-même par la compréhension de notre être. Le but de la vie réside (entre autres choses) à acquérir des attributs divins (des qualités nobles dîtes des qualités de cœur d’intelligence et de puissance) que nous pouvons acquérir grâce à l’école de la vie. Par conséquent,  aucune personne ne devrait avoir à éprouver de la culpabilité ou de la honte du fait d’être encore imparfaite. Tel le gland  du chêne qui a tout en lui pour devenir un arbre majestueux, nous avons également en nous tout en potentiel néanmoins, ce potentiel ne peut se développer qu’au fil des expériences.

L’apprentissage se fait d’autant mieux et d’autant plus vite que nous parvenons  à y mettre de la  conscience. Sans quoi notre vécu, aussi douloureux soit-il, ne sera pas des plus propices à notre croissance. Voilà pourquoi, la culpabilité peut avoir un effet positif car elle nous permet de ressentir une émotion qui nous pousse à la réflexion et à la remise en question.

 Œuvrer à l’amélioration de soi implique deux choses : la première consiste à guérir les blessures qui nous poussent à réagir de façon infantile (car tant que nous n’avons pas guéris ces blessures nous réagissons aux émotions de basses vibrations par attitude reflexe). La deuxième chose consiste à développer des traits de caractère vertueux qui nous grandissent et nous fortifient de manière positive.

La seule et vraie culpabilité qui puisse exister est celle de refuser de se remettre en question par excès d’ego. Dans l’absolu, en dehors de cette faute il n’y a pas de faute puisque chaque personne est sur un chemin de perfection/évolution.

 


Culpabilité ou sentiment de culpabilité ?

    Le sentiment de culpabilité a donc pour seul et unique intérêt de nous stimuler dans notre quête de perfectionnement. La sensation de gêne que nous ressentons intérieurement lorsque nous réalisons que nous avons  pensé, parlé  ou agit  de façon  imparfaite est là pour nous rappeler que nous pouvons, si nous le désirons profondément nous évaluer afin d’essayer de faire mieux les prochaines fois. C’est de la responsabilisation.

Avant d’aller plus loin, il est utile de faire la  distinction entre la culpabilité et le sentiment de culpabilité. Le sentiment de culpabilité n’est pas de la culpabilité à  proprement parler mais plutôt un ressenti qui invite à se responsabiliser.

Le sentiment de culpabilité est notre critique intérieur et il est juste de considérer que ce critique nous est indispensable à condition qu’il ne se transforme ni en tyran ni en juge. Il est l’expression de notre conscience alors nous avons tout intérêt à lui accorder de l’écoute car notre conscience nous invite toujours à faire le bien et le juste en quête de bien-être et d’harmonie en priorisant l’amour et le respect de soi et des autres. A raison, notre conscience cherche à nous faire agir en conformité avec les grandes Lois de la Vie et avec la sagesse du cœur.

Notre critique intérieur  devient cependant tyrannique lorsqu’il résulte du mental inférieur et qu’il se met à faire en sorte que nous nous sentions indignes comme si nous ne méritions plus notre place parmi les autres tels que nous sommes. Dans ce cas, il s’agit de culpabilité et pour le coup celle-ci ne nous apporte rien de bon.

Il convient donc d’apprendre à distinguer en nous le juge tyran du critique de la conscience sachant que le premier nous fera nous sentir minable, mauvais, nul, indigne alors que le second se contentera de nous insuffler des remises en questions bénéfiques.


Culpabilité et juge intérieur

    Nous avons vu que lorsque la culpabilité est malsaine, elle est issue de notre mental inférieur autrement dit de notre ego.  Tant que nous avons des peurs (bons nombres sont inconscientes) alors le mental se laisse davantage diriger par l’ego que par la conscience supérieure (cest celle qui vient du cœur). Cela se passe ainsi car nous sommes en capacité d’écouter notre conscience du cœur uniquement lorsque  nos peurs se dissipent. Lorsque notre vie se complique, la peur et les doutes surviennent avec la question "A qui la faute ? " Qui est responsable de la situation ? Plus que responsable, qui est coupable ! Lorsque nous doutons plusieurs réactions sont possible mais nous pouvons observer qu’il existe deux tendances : ceux qui se croient responsables même quand ils ne le sont pas et il y a ceux qui croient que ce sont toujours les autres qui commettent des erreurs et qui génèrent des problèmes.

Dans les deux cas il y a un dysfonctionnement car pour que la culpabilité remplisse sa véritable fonction de responsabilisation nous devons apprendre à culpabiliser uniquement à bon escient, ni trop ni trop peu et seulement lorsque cela est approprié.

Dans les deux cas cités ci-dessus, l’ego surréagit. Dans le cas d’un excès de culpabilité, le mental est à fond dû à un manque d’estime de soi.  Dans le cas inverse, lorsque la personne ne parvient jamais ou presque jamais  à observer une causalité entre ses actes et les conséquences de ses actes alors c’est que l’ego la  pousse à la mauvaise foi et au déni par orgueil.

Cependant, il peut être bon de préciser que dans les deux cas la conscience n’arrive pas à être entendue  car  l’ego met en place des stratégies  pour étouffer la voix de la conscience ce qui permet à l’individu de continuer à fonctionner comme à son habitude, de ne rien changer et cela même quand les habitudes sont totalement contre productives car il faut savoir que l’ego a une sainte horreur du changement.

Pour l’ego, évoluer est dangereux (cela pourrait le faire disparaître) alors il essaie de faire en sorte que rien ne change et pour ce faire il a plus d’un tour dans son sac ainsi culpabilité excessive comme absence de culpabilité sont des moyens utilisés par l’ego pour que la conscience du cœur ne nous éclaire pas. 


Ce n'est pas parce qu'une personne vous accuse que vous êtes automatiquement coupable. Cela se produit plutôt pour vous montrer que vous vous accusez de cette même chose, mais probablement inconsciemment.

Faire culpabiliser à quoi ça sert ?

    Les personnes qui ne se sentent jamais ou presque jamais coupables ont un ego qui règne en maitre des lieux. Elles ont tellement peur d’être inestimables  qu’elles ne parviennent pas à se considérer imparfaites. Elles possèdent une confiance en soi à priori solide mais étant donné que cette confiance en soi repose sur une idéalisation de leur personnalité elle n’est en fait qu’un camouflage de leur désamour de soi.

Je rappelle qu’une confiance en soi digne de ce nom est une confiance en soi qui repose sur une observation de soi réaliste et objective. Dans le cas inverse ce n’est qu’un jeu de dupe. Il n’y a pas besoin de pouvoir se considérer parfait pour avoir une bonne confiance en soi car normalement en dépit de nos imperfections nous méritons tous l’estime et la considérations des autres.

Ceci étant dit, les personnes qui culpabilisent à la moindre remarque vont inévitablement attirer vers elles des personnes qui culpabilisent guère. Ceci est logique car pour qui ne sait pas se remettre en question, il faut bien trouver  un coupable à se mettre sous la main à la moindre occasion peu importe qu’il le soit réellement ou pas. Si vous êtes du genre à vous poser trop de questions sur vous-même, vous êtes indéniablement la personne qu’il lui faut. Sachez aussi que dès que vous montrez des signes de doutes et d’hésitation, lorsque vous vous justifiez et que vous vous excusez sans réelle conviction alors vous envoyez implicitement le message suivant : "tu peux faire de moi  le coupable idéal".

Vous allez devenir le bouc émissaire des personnes orgeuilleuses et le pire dans tout cela c’est que la personne qui ne prend pas sa part de remise en question va très certainement se convaincre de sa bonne foi. Plus elle en sera convaincu et plus il y a de probabilité pour que vous vous mettiez à douter davantage. Le cercle vicieux de la culpabilisation  est installé et il va falloir du temps avant que vous ne vous en aperceviez.  


De la culpabilisation à la manipulation

    Faire  culpabiliser une personne est une posture relationnelle toxique. En revanche, inviter quelqu'un à réfléchir en lui donnant matière à se poser des questions pertinentes est une démarche positive à condition de bien veiller à ne pas influencer la pensée de l’autre. L’objectif est de permettre à la personne d’écouter la voix de sa conscience plutôt que celle de son ego. Autant vous dire que ceci n’a rien d’évident car une personne orgueilleuse se sent très mal à l’aise face à ce genre d’exercice.

Croyant faire bonne figure et croyant être protégée du pire, la personne sera tenace. Elle aura l’air sûr d’elle et pourra même se mettre en colère.

De la culpabilisation à la manipulation il n’y a qu’un pas car persuasions et ruses sont nécessaires pour faire en sorte que l’autre endosse la responsabilité de ce que l’on refuse d’admettre. Pour rester crédible, il ne faut  rien lâcher et surtout renvoyer à l’autre ce que l’on ne saurait assumer.  C’est comme si vous refiliez vos factures à vos voisins en parvenant à les convaincre que s’ils ne paient pas pour vous c’est qu’ils ne sont pas réellement de gentilles personnes.  Cet exemple caricatural parait dingue et pourtant, dans les couples et les familles des aberrations aussi improbables sont fréquentes car l’art de la manipulation peut faire avaler beaucoup de couleuvres et causer énormément de dégâts psychologiques.

On comprend donc aisément à quel point il est difficile et souffrant d’être en relation avec une personne qui se ment à elle-même, se manipulant et manipulant son entourage.  Elle se croit  victime à la moindre contrariété tout en étant imbue d’elle-même, elle est centrée sur ses besoins et bloquée dans ses à priori. Elle ne sait pas faire de compromis et pour obtenir de vous plus de souplesse elle vous fait comprendre que vous n’êtes pas à la hauteur, vous poussant à en faire toujours plus, vous donnant l’impression que sa compagnie se mérite.

Et comme vous savez trop bien vous remettre en question tout en vous croyant imméritant, vous-même, vous vous dites qu’elle n’a peut-être pas totalement tort parce que déjà lorsque vous étiez enfant on vous faisait les mêmes reproches.


Etes-vous de ceux qui se remettent exagérément en question ?

    Il y a un profil type de la personne facile à faire culpabiliser. Dans ce profil la personne est conditionnée par des croyances qui la rendent vulnérable. On observe par exemple la croyance suivante : "La moindre de mes erreurs ou de mes imperfections fait de moi une personne inestimable". Il y a aussi cette croyance-là : "Les autres font toujours mieux que moi". Celle-ci est pas mal aussi dans son genre : "Ce n’est pas étonnant que l’on me reproche encore ceci ou cela car déjà lorsque j’étais petit on me disait que j’étais capricieux/que je ne faisais pas assez d’efforts/ que je ne pensais qu’à moi…"

Ces phrases qui trottent dans la tête de façon plus ou moins consciente sont de véritables invitations à la culpabilisation toxique car elles reposent sur des contres vérités. Les personnes qui culpabilisent le plus sont celles qui ont été le plus jugées et incomprises lorsqu’elles étaient enfants. Elles ont manquées de considération, d’écoute attentive et d’empathie. On leur donnait le sentiment que c’était à elle de s’adapter aux adultes alors que dans un  monde plus juste cela devrait être  aux adultes de s’adapter aux enfants en essayant de se mettre à leur place. Lorsque l’on a eu un parent autoritaire, malade, tyrannique, alcoolique, manipulateur, egocentrique, narcissique… ou simplement angoissé ce parent n’était pas en capacité de donner à son enfant le droit d’être simplement un enfant. Il faut reconnaître que de toutes les façons, tous les enfants  expérimentent à plus ou moins à grande échelle l’injustice. Et un enfant face à l’injustice d’une situation va automatiquement se croire coupable de  ne pas pouvoir satisfaire les attentes des adultes.

Pour ne plus jamais avoir à se sentir coupables, beaucoup de personnes vont faire leur maximum pour combler les attentes des autres au détriment de leur propres besoins.

La culpabilité, c’est se sentir responsable du malheur des autres alors que chacun est responsable de soi-même. Être responsable, c’est assumer les conséquences de ses décisions et de ses actions. Personne n’a à assumer les conséquences des choix des autres. La seule chose que nous pouvons faire, c’est d’aider autrui sans jugement à prendre conscience des conséquences possibles.

Se responsabiliser sans se culpabiliser

    Le sentiment de culpabilité est un ressenti qui invite à la responsabilisation.  En revanche la culpabilisation qui elle est une attitude qui vise à faire culpabiliser autrui est une arme psychologique.  Dans un monde idéal, aucun parent ne ferait culpabiliser son enfant. Il l’aiderait plutôt à réfléchir à ses agissements  et à rechercher une manière plus appropriée de se conduire afin que l’enfant en question puisse progresser.

Dans un couple, c’est la même chose. Ce n’est pas parce que notre partenaire nous porte dans son cœur qu’il doit s’occuper de nos besoins et combler nos désirs ou qu’il doit revoir ses gouts et ses idées. Chacun est libre d’être ce qu’il est tant qu’il n’empiète pas sur l’espace physique, intellectuel et psychologique de l’autre. Et c’est là que cela se complique car ce n’est pas une chose aisée que de définir jusqu’à quel point nous pouvons nous accorder la possibilité de défendre notre droit à être ce que nous sommes. Comme le dit l’adage : "La liberté sarrète là où commence celle des autres".

Voilà pourquoi nous avons le devoir de nous interroger afin de vérifier que nos comportements ne causent pas de torts à autrui, qu’ils ne blessent pas à notre insu même lorsque l’on ne le fait pas exprès. Beaucoup pensent que les torts causés  involontairement comptent pour du beurre. Evidemment, cela est  bien commode pour ne pas avoir à se sentir responsable. Mais responsable n’est pas coupable. Qui n’a jamais prononcé la fameuse phrase : "Excuse-moi mais je ne l’ai pas fait exprès". Comme si le fait de ne pas avoir fait du tort intentionnellement était un alibi suffisant pour se déresponsabiliser. S’excuser c’est une chose, assumer en est une autre. Et assumer sans culpabiliser c’est encore autre chose !

Pour obtenir quelque chose en faisant culpabiliser il y a ce genre de petites phrases "Allez, pour me faire plaisir", "si tu … alors tu…", "tu peux quand même bien…", "je m’attendais au moins à ce que…", "tu aurais quand même pu faire un effort", "moi à ta place je…", "c’est quand même pas si compliqué de…", "ah je m’attendais à mieux, "tu vois, lui au moins il…", " d’habitude c’est pas comme ça que….".

Par déformation linguistique nous utilisons tous ou quasiment tous ces petites phrases sans nécessairement chercher intentionnellement à faire culpabiliser. Nous avons donc tous le devoir de nous mettre à la place de l’autre, de celui qui réceptionne ces  petites bombes verbales qui nous font nous sentir petits ou minables.

Mais nous avons également tous le devoir d’apprendre à ne plus culpabiliser lorsque quelqu'un cherche à nous faire sentir petits ou minables. Pour y arriver nous avons ce fameux travail à faire qui consiste à apprendre à nous aimer nous-même sans condition. Sans quoi, qui pourra nous donner cet amour si nous-même nous ne savons pas nous le prodiguer.

Et n’oubliez-pas que l’amour consiste avant tout  à se donner le droit de n’être que ce que nous sommes. Cela suffira tant que l’on fera de notre mieux puisque de toute façon il nous est impossible de faire plus que cela.