Thérapeute conjugal et coaching sentimental - Le Cellier - Nantes

Consulter seul ou à deux ?

Ce n’est pas parce que vos difficultés sont conjugales qu’il est forcément recommandé de consulter en couple. Une séance seule à seule avec le thérapeute peut dans certains cas s’avérer plus avantageuse qu’une séance avec son conjoint.

Comment savoir si pour vous il vaut mieux consulter seul ou à deux ?

Choix d’autant plus cornélien lorsque l’un des partenaires n’est pas des plus motivé à venir.

Prenez le temps de lire ce qui suit avant de vous lancer pour être certain de procéder de la meilleure façon qui soit pour vous.

 

Consulter à deux est préconisé uniquement si les deux conjoints en voient la nécessité

Dès lors que les partenaires sont tous les deux motivés à entreprendre la démarche, qu’ils ressentent conjointement l’envie d’aller mieux alors dans ce contexte consulter ensemble sera profitable pour eux et sera probablement stimulant.

Peu importe que l’un des deux soit plus en demande par rapport à l’autre ou plus en souffrance du moment que l’envie de se soutenir mutuellement prend le dessus c’est ce qui compte.

Dans la capacité à écouter réside l’élément essentiel pour qu’une séance à deux porte ses fruits mais aussi pour le devenir de la relation.

Etre soutenant et curieux à l’égard de l’être aimé est d’ailleurs très positif. Ce sera donc un atout considérable pour la réussite de la démarche et ce quel que soit le motif de la consultation.

Ne pas insister pour venir à deux quand l’autre ne veut pas consulter

En revanche,  si votre conjoint est dans une forme de déni à l’égard de vos difficultés, qu’il vous dit que tout va bien dans votre relation alors que ce n’est pas comme cela  que vous ressentez les  choses, à ce stade peu importe qui a raison qui a tort. Ce qui compte ce n’est pas de savoir si vous avez de bonnes raisons de vous sentir mal, ce qui importe c’est que votre conjoint soit  en capacité de l’entendre et qu’il éprouve le souhait de vous soutenir.
Dans une relation de couple saine être capable de se décentrer suffisamment de soi pour se sentir concerné par la souffrance de l’autre est une base essentielle.
 
C’est pourquoi, si votre conjoint vous dit et redit qu’il ne voit pas où est le problème (sous-entendu qu’il n’y a pas de problème puisque lui va relativement bien), mieux vaut ne pas attendre qu’il sorte de son manque d’empathie à votre égard pour entamer une démarche.

À priori, il est dans un déni de réalité et trop centré sur lui pour réaliser que vous avez besoin de son soutien.
Attendre que l’empathie de votre partenaire se déploie en insistant lourdement  sur vos frustrations  vous conduira  à des déceptions certaines. Ce n’est donc pas la meilleure solution. 
 
L’autre option qui réside dans le fait d’attendre que lui aussi souffre suffisamment pour avoir envie de vous suivre revient à valider le fait que votre souffrance ne compte pas vraiment en tous les cas bien peu à côté de la sienne. Mieux vaut éviter d’être trop indulgent à l’égard d’une personne qui vous donne l’impression que vos appels du pied sont des caprices.
 

Rappelez-vous de ceci : pour qu’un couple aille bien, les deux individus qui composent le couple doivent aller bien sinon c’est le couple entier qui souffre. D’où le non-sens de dire que l’on va bien lorsque l’être aimé lui ne va pas bien puisque l’on est forcément affecté par le mal-être de la personne aimée.
 

N’attendez pas qu’il soit trop tard, montrez l’exemple en prenant soin de vous

Alors si vous vous reconnaissez dans ce profil allez-y tout seul sinon vous risqueriez d’attendre longtemps, tellement longtemps que le jour où votre partenaire admettra qu’il y a un problème, c’est vous qui vous serez lassé d’attendre et vous aurez à coup sûr baissé les bras.
 
Démontrer votre volonté d’aller mieux en faisant le premier pas reste de toutes façons la meilleure chose à faire. Dîtes-vous que consulter ce n’est pas se rabaisser et avouer ses torts, c’est faire preuve d’audace et d’humilité.
 
En fait, c’est assez rare que deux partenaires se sentent tout à fait prêts en même temps à consulter. Il y en a souvent un qui traine un peu l’autre ou l’un des deux qui suit l’autre en se disant : « Si je n’y vais pas, je risque de le perdre ».  Que la motivation ne soit pas équivalente n’est pas très grave pourvu que l’on ne vienne pas à reculons.
 
Un autre exemple où il vaut mieux venir seul plutôt qu’avec son conjoint : s’il vous dit  approximativement ceci : « j’y vais mais je te préviens je ne dirai rien ».
Face à si peu de volonté d’implication du partenaire mieux vaut commencez à réfléchir de son côté à ses propres attentes avant de faire le point à deux sur le champ des possibles.
 

Comment faire quand l’un des conjoints n’est vraiment pas motivé pour venir ?

Pas toujours facile de trouver les bons arguments pour sensibiliser un partenaire qui bien que se sentant concerné par vos souffrances  n’a jamais envisagé d’évoquer sa vie privée à un inconnu. 

Votre  conjoint ne veut pas venir avec vous car il n’en voit pas l’utilité se croyant impuissant à faire quoi que ce soit. Il vous dit que si vous n’allez pas bien vous n’avez qu’à aller voir un psy sans lui. Vous avez beau lui expliquer que vous aimeriez partager ce moment avec lui il refuse de vous suivre, de toutes évidences il n’a pas l’air très à l’aise. Peut-être aussi qu’il ne comprend pas pourquoi vous vous alarmez ainsi à vouloir parler de votre vie privé à un thérapeute d’autant plus il trouve cela impudique.
 

Autre possibilité, à votre demande il répond quelque chose comme cela : « Oui, oui je viendrai mais plus tard, ce n’est pas le moment là j’ai trop de travail ». Par expérience, je peux vous assurer que là encore vous risquez d’attendre longtemps, peut-être même très longtemps.
En fait ce type de réponses montre que votre partenaire ne se sent pas prêt à changer  ses habitudes. Il n’accorde actuellement pas suffisamment d’importance à  votre relation ou à vous-même et se complait sans doute dans la routine qui le sécurise.
 
Ne cherchez pas à le convaincre, ne lui mettez pas la pression car vous risqueriez de l’effrayer davantage.
Quoi qu’il en soit de ses réticences, plus vous attendrez qu’il soit prêt, plus il vous fera attendre. C’est malheureusement assez classique.
 
Alors un conseil, n’attendez-plus. Prenez un premier rdv. Prévenez-le et dites-lui que vous le conviez à  se joindre à vous mais que s’il ne vient pas vous irez sans lui. Il y a de fortes chances qu’il change d’avis au dernier moment ou qu’il vienne à la séance suivante, c’est assez fréquent.
 
 
 

Certains partenaires sont foncièrement indifférents à la souffrance de l’autre

Vous avez suggéré à votre partenaire de faire une consultation en lui disant : « juste une fois et on verra ce que ça donne, moi ça me fera surement du bien ». Si la réponse apportée a été l’une de celle-ci :

  • Je n’ai pas le temps, j’ai trop de travail
  • Je n’ai rien à me reprocher moi !
  • Tu ne me feras pas changer !
  •  Tu dramatises ça ne va quand même pas si mal que ça entre nous !
  • On a besoin de personne !
  • On a tout pour être heureux, je ne vois vraiment pas de quoi tu te plains !
  •  On verra plus tard ce n’est pas le moment pour ça
  • Moi je vais bien, j’en ai pas besoin
  • C’est toi qui a un problème pas moi
  • Le problème vient de ton enfance (ou de ton histoire avec ton ex)
  • Je préfère mettre l’argent que je gagne dans autre chose, ce n’est même pas remboursé !


C’est qu’il y a un problème d’écoute et d’empathie entre vous. Pourquoi ? Parce que lorsque l’on éprouve le besoin d’être soutenu par son conjoint c’est que derrière la demande il y a de la souffrance. C’est une main tendue, pas un piège, votre partenaire ne devrait donc pas fuir devant votre mal-être !

Si votre partenaire n’arrive ni à comprendre votre désarroi ni à accorder à votre demande l’importance qu’elle mérite (c’est-à-dire à vous accorder à vous l’importance que vous méritez), pire s’il vous fait culpabiliser avec une réflexion de ce genre-là sans même vous proposer de vous accompagner : « T’as un problème, tu devrais te faire soigner »dites-vous qu’ il ne sera pas davantage motivé dans quelques mois qu’’il ne l’est à présent sauf peut-être en étant confronté à une menace de séparation.

Compter sur les compétences du thérapeute

Vous espérez probablement que le thérapeute arrive à le faire réagir plus que vous n’y parvenez vous-même dans l’espoir qu’il s’intéresse davantage à vous. C’est compréhensible puisque cela fait partie des missions que tout bon thérapeute s’impose. Mais faut-il encore qu’il en ait envie. Sans quoi il n’y aura guère de changements durables.
En fait plus vous agirez sans lui, plus vous l’interpellerez. Alors venez seul et suivez les conseils qui vous seront prodigués lors de la première séance. Cela portera davantage ses fruits.
 
De toute façon si vous êtes concerné par cette problématique c’est qu’il est plus que temps de faire quelque chose sans chercher à tout prix à convaincre votre partenaire. Et surtout n’allez pas lui donnez  raison en adhérant à ses croyances limitantes. Les psys n’ont pas été inventés pour les gens malades. Ils s’adressent aux personnes qui ont le courage de regarder leur êtreté plutôt que de se regarder le nombril et ce dans le but de se donner les moyens d’être plus heureux.
 
Lors d’une séance en solo vous recevez des prérogatives facilement applicables dans votre relation de couple permettant mine de rien de débloquer des situations figées.
 
 

L’idée de venir en consultation peut être angoissant pour l’un des conjoints

En revanche, il se peut que votre conjoint soit simplement paniqué à l’idée de consulter un thérapeute ce qui  est assez compréhensible d’autant plus si  c’est la première fois.
Il  a  pleinement conscience qu’il faudra se confronter à la réalité et ne pas se voiler la face. Il n’y aura aucun intérêt à faire la politique de l’autruche ce qui peut être déstabilisant surtout lorsque l’on est plein de doutes quant à sa propre capacité à évoluer. C’est ce que ressentent la plupart des personnes qui manquent de confiance en elles. Ces craintes-là sont légitimes et tout à fait respectables.
 
Pas facile d’ailleurs de s’entendre dire des vérités sur soi que l’on a jusqu’alors essayé de nier ou de refouler. Mais mon rôle est de vous accompagner afin de justement rendre tout cela possible et accessible.
 
Si ce n’est déjà fait, vous pouvez dire à votre partenaire que vous n’y allez pas pour régler vos comptes mais pour vous comprendre davantage et pour vous apaiser. Et que dans sa démarche d’accompagnement vous y verrez un acte d’amour.
 
Il fait peut-être partie de ceux qui croient que les psys c’est pour les gens fragiles, qu’il sera jugé et critiqué ou qu’il ne saura pas quoi dire. Pas facile dépasser tant d’idées préconçues ! Mais si votre relation a encore de la valeur à ses yeux il doit bien pouvoir dépasser quelques à priori !
Vous pouvez toujours essayer de le rassurer en lui disant que le thérapeute fera son possible pour se montrer soutenant avec chacun d’entre vous lui y compris.

 

S’accorder le temps qu’il faut parce que le jeu en vaut la chandelle

Face à un risque de rupture,  toute personne trouve dans son emploi du temps un moment pour se rendre à un rdv même celles et ceux qui ont un agenda digne d’un ministre.

Alors dans la mesure du possible n’attendez pas d’être dans une situation extrême pour faire la démarche. Accordez à votre couple le temps qu’il convient avant que vous ne soyez au pied du mur.
A défaut,  consultez seul plutôt qu’à deux, c’est toujours mieux que rien du tout bien que de venir à deux est tout de même une formule qui permet d’obtenir de très bons résultats.
Ne laissez pas passer trop de temps sous prétexte que vous avez plein de choses à faire car la réussite de votre démarche dépendra en partie du fait que vous ne cherchez pas à recoller les morceaux d’un vase brisé déjà trop de fois. 
Idéalement mieux vaut prévenir que guérir.
 

Venir seul dans un premier temps, à deux ensuite

Votre persévérance à consulter seul ne laissera pas un conjoint indifférent. Même les plus réfractaires finissent souvent par se décider et  contre toutes attentes proposent de se joindre à la prochaine séance  ne serait-ce que pour savoir ce qui s’y dit.
 
Vous devez comprendre que le fait ne pas attendre passivement que votre conjoint consente à votre demande est souvent l’élément déclencheur qui interpelle la curiosité de l’autre. 
Certaines personnes sont un peu déçues de ne pas avoir réussi à convaincre leur conjoint de se joindre à leur démarche. Au risque de me répéter, n’insistez pas trop. Il est fort possible que votre conjoint change son fusil  d’épaule en réalisant qu’il n’a rien à perdre. Il se peut aussi qu’il réalise qu’il a lui aussi envie de dire des choses.
Pour faire une séance à deux, mieux vaut attendre que chacun se sente prêt. Mais attendre ne signifie pas rester passif alors agissez sans lui et ne voyez pas dans votre démarche une forme de trahison, bien au contraire, soyez fier de votre capacité à réagir pour deux.
 

Je suis venu seul, pourrais-je ensuite venir en couple ?

Au cas où  vous vous seriez résignés à venir seul en consultation, vous aurez quand même la possibilité par la suite de faire une ou plusieurs séances avec votre partenaire s’il venait à se décider.

Ce n’est pas parce que l’on vient seul à la première séance qu’il doit en être ainsi à chaque fois.
 Il y a d’ailleurs des contextes où il est préférable de consulter sans son conjoint. Notamment lorsque l’on veut évoquer quelque chose que l’autre ne sait pas encore, ou lorsque l’on ne se sent pas  très à l’aise pour parler en présence de l’autre.
 Alors que vous veniez seul parce que votre conjoint a refusé de venir ou parce que vous souhaitiez d’abord me rencontrer seul à seul,  par la suite votre partenaire pourra se joindre à votre démarche si tel est votre désir à tous les deux.
 

Peur d’être discrédité par son partenaire durant la  séance

Il est préférable également pour vous de venir préalablement seul en consultation si vous craignez que votre partenaire influence la perception du thérapeute. C’est aussi ce que je préconise quand une personne  sent qu’elle ne fera pas le poids en présence de son conjoint (conjoint charismatique par exemple, manipulateur ou habile en réparti verbale).
 
L’appréhension, justifiée dans certains cas, d’être décrédibilisé et de se sentir un peu gauche ou encore de ne pas avoir le répondant nécessaire pour être suffisamment pris au sérieux face à l’autre peut être un frein à consulter ensemble et surtout à optimiser la séance. Mais vous l’avez compris vous aurez par la suite la possibilité de revenir ensemble et de travailler sur votre communication si le cœur vous en dit.
 
Une autre possibilité s’offre à vous : venir chacun séparément avant de faire une troisième séance ensemble.
  Quand l’on n’est pas certain d’être prêt à tout aborder à deux Il se peut que vous souhaitiez avoir une discussion seul à seul avec moi avant que je rencontre votre partenaire.
C’est quelquefois la démarche idéale notamment lorsque vous voulez évoquer quelque chose qui vous concerne plus personnellement bien que cette chose implique la relation de couple ou encore lorsque vous n’êtes pas certain d’être prêt à faire part de ce qui vous préoccupe à votre conjoint ou lorsque vous avez des choses particulièrement intimes à confier.
 
Le mieux c’est encore de prendre la décision ensemble mais lorsque la relation n’est plus au beau fixe, la demande peut être mal comprise et introduire de nouvelles craintes.
N’hésitez-pas à me contacter pour me faire part de vos préoccupations.
 

 

En résumé voici quelques exemples pour lesquels il vaut mieux consulter tout seul :

  • Vous ne souhaitez pas mêler votre conjoint à la démarche
  • Votre conjoint ne souhaite pas consulter
  • Votre conjoint pense qu’il n’a aucun problème (ou pense que le problème vient de vous, ou considère que tout va bien entre vous)
  • Votre conjoint ne veut pas parler de sa vie privée à quelqu’un
  • Vous avez peur que votre conjoint influence votre jugement
  • Vous pensez ne pas être à l’aise pour parler en  présence de votre partenaire
  • C’est essentiellement vous que cela concerne car vous souhaitez changer, évoluer ou encore guérir quelque chose
  • Vous vous demandez si vous avez envie de poursuivre votre relation
  • Vous voulez faire le point sur vos sentiments sans en parler pour l’instant à votre conjoint
  • Vous voulez faire le point sur votre situation pour prendre une décision
  • Vous avez envie de rompre mais vous souhaitez prendre le temps d’y réfléchir avant d’en parler à votre conjoint
  • Vous pensez que votre conjoint est manipulateur ou pervers narcissique et avez besoin d’en parler avec quelqu’un qui connaît le sujet
  • Vous trouvez que votre conjoint à des comportements étranges et voulez avoir un avis
  • Vous voulez parler de quelque chose qui ne regarde que vous (ou de quelque chose qu’il ne sait pas)
  • Vous avez un secret qui vous pèse
  • Vous recherchez  des conseils pour savoir comment interagir avec votre conjoint

Quelques exemples pour lesquels consulter en couple est une bonne idée :

  • Vous éprouvez tous les deux le besoin de parler de votre relation
  • Le besoin et la motivation à consulter sont réciproques
  • Vous êtes tous les deux conscients que vous avez besoin d’une aide extérieure
  • Vous êtes tous les deux en souffrance et sensible à celle de l’autre
  • Vous avez besoin d’une tierce personne pour désamorcer une situation critique
  • L’un de vous souhaite aider l’autre à aller mieux
  • Vous avez envie de mieux communiquer ensemble
  • Vous n’arrivez pas à vous comprendre
  • vous vous aimez encore mais vous avez conscience que votre relation est fragile.